Little mind

Histoire d'une Ambre

L'histoire d'Ambre. Raconté une fois par un narrateur omniscient et une fois par Ambre elle même..

Chapitre 11

le 13/01/2007 à 16h17

« Déménager ?!? Mais pourquoi ? Je ne te laisserais pas partir Ambre c’est pas possible.



-         Je sais oui.. enfin tu vois c’est la première fois que je le vois souriant depuis très longtemps. Quand ma mère est partie il s’est enfermé dans son travail et m’a oublié. Alors j’ai fais ma vie, toute seule. Et la il veut changer ce que j’ai construis seule parce qu’il s’est réveillé ?! C’est tellement injuste…



-         Et si… et si tu vivais avec moi ?



-         Jim.. Ce n’est pas possible. Mon père a dit qu’il voulait rattraper le passé et que désormais nous resterions ensemble. Mais je compte pas le laisser faire si facilement de toute façon..



-         Je serais toujours la tu sais..



-         Oui.. oui.. chuchota t-elle avant de se blottir dans ses bras.



 



Sur le chemin du retour elle rencontra Maxime. Voilà un deuxième problème à régler. Mais Maxime ne lui adressa même pas la parole et continua droit son chemin comme si il ne l’avait pas vu. Fantastique pour elle..



 



Quand elle rentra chez elle, elle pensait que peut-être son père avait réfléchi, qu’il reviendrait sur ses propos, qu’ils pourraient parler… Mais quand elle rentra, elle vit Christelle en train de cuisiner et son père avec un grand sourire aux lèvres.



 



« Alors Ambre ? Tu vas bien ? Ton comportement nous a inquiété tout à l’heure. Christelle fait du poisson, tu aimes ça non ? C’est une excellente cuisinière tu vas voir. »



Ambre se tordait les doigts dans tous les sens mais elle craqua.



 



«  Si je vais bien ? J’ai fais toute ma vie sans toi parce que pour toi je n’étais qu’un fantôme ! Je réussi à gérer ma vie, j’ai des amis, un copain et toi tu viens tout changer !! Je déteste le poisson encore une preuve que tu ne me connais même pas et je me fiche que cette Christelle soit une excellente cuisinière ! J’ai grandis papa, ne t’attend pas à retrouver ta toute petite fille ! »



Sur ce elle parti dans sa chambre se mettre bien au fond de sa couette en écoutant Augustana.



Voilà que tout s’arrangeait et lui venait tout chambouler. Elle avait mis tellement d’années à comprendre le comportement de son père, et voilà qu’il changeait du jour au lendemain.



Quelqu’un toqua à la porte. Elle ne répondit pas et la porte s’ouvrit.



“ Hôtel Roosevelt- Augustana”



C’était Christelle.



Ambre sorti de sa couette et la regarda. C’était une jolie femme en fait. Une longue chevelure brune. Des yeux marrons très perçants et une peau très blanche qui faisait ressortir encore plus ses yeux.



« Bravo répondit Ambre



-         La musique a toujours été ma plus grande passion. Je connais pas mal de choses…



-         C’est pas pour autant que vous ferez parti de la famille.



-         Je sais.. Ecoute, ton père n’a pas été très délicat je l’avoue.. En fait on se connaissait depuis bien longtemps. Avant même qu’il rencontre ta mère. On s’est retrouvé dans une réception et nous sommes devenus collègues de bureau. Au fil du temps voilà.. Je ne tiens pas à remplacer ta mère.  Et j’ai parlé à ton père. Nous ne déménagerons pas. Je viendrais m’installer ici… si tu ne vois pas d’inconvénients à cela…



-         .. A une condition



-         Laquelle ?



-         Ne faites plus de poissons s’il vous plait..


Ha ha comme tu voudras. Je t’assure tu rates quelque chose ! Mais bon. Tu me diras tes goûts plus tard..

Chapitre 10

le 24/12/2006 à 12h03

Dans ses bras je me sentais bien. J’avais l’impression qu’il était sincère, je me sentais en sécurité. Il avait pris mon visage dans ses mains et m’avait regardé. Ses yeux étaient magnifiques, il était magnifique… Je lui souris et il m’embrassa. Ce fut peut-être le plus beau baiser que je reçu. J’étais heureuse à ce moment précis. Je me disais « C’est bon ! Tu connais le bonheur alors ne le laisse pas partir. »



Mais bien que cela soit tout beau je voulais tout savoir, la rupture, pourquoi il avait fait tout ça…



Il me dit qu’il ne m’avait pas menti une seule fois. Il se sentait vraiment bien avec moi, il m’aimait vraiment et il avait rompu parce qu’il n’aimait pas l’autre fille et qu’il tenait énormément à moi. Un garçon qui vous dit ça, ça à de quoi vous faire de l’effet hein ? C’était peut-être trop beau pour être vrai mais il ne valait mieux pas y penser.



L’automne était passé et dans une semaine noël allait arriver. Je savais déjà que mon père ne serait sûrement pas la.. Chaque année je le passais devant la TV en regardant le DVD de Love actually en pleurant devant Hugh Grant et en mangeant de la crème glacé. Jim lui m’avait proposé de venir le fêter avec lui et je ne savais pas trop quoi répondre encore..



Ce qui se passa les jours suivant est plutôt incroyable et.. bizarre. Je m’étais préparé à passer une noël avec Jim, rien que lui et moi mais en rentrant un soir à la maison je trouve mon père à table… Il était en train de boire du vin avec une grande dame brune qui riait. Quand ils me virent ils s’arrêtèrent et mon père me regarda :



« Ambre !! Ma chériie !!! Quelle surprise hein ! J’ai décidé de fêter noël avec toi cette année ! »



Tout s’effondre autour de moi…



« Magnifique ce que tu as fais dans le salon, la cuisine et ta chambre ! Tu es très douée.. Oh mais je ne t’ai pas présenté ! Voici Christelle, une collègue de boulot que je connais depuis longtemps et avec le temps.. Bref assis toi ma puce j’ai tant de choses à te dire et il vaut mieux le dire maintenant. »



C’était un vrai moulin à paroles sauf que ce qu’il disait me terrifié au plus au point. Je n’écoutais pas. Seuls des mots comme mariage, déménagement, changer accrochaient à mes oreilles. Quitter l’appartement ? Que j’avais refais avec Jim.. Déménager ? Où ? Et Jim ? Un mariage ? Mais maman… Elle était peut-être partie un jour de mes 7 ans ça me faisait mal de penser que mon père voulait changer de vie…



Quand il eu enfin finit il dit :



« Alors ma chérie qu’en penses tu ?



-         J’en pense que…. que hum.. Il faut que je sorte »



Sur ce je pris mon manteau et parti en trombe sous le regard étonné de mon père et de cette « Christelle ».

Chapitre 9

le 24/12/2006 à 10h23

Il y a un moment de notre vie où l'on se pose pleins de questions; des questions qui nous tourmentent, que nous détestons, mais que nous nous posons car au fond nous n'avons pas le choix. L'adolescence. Quel tourment. C'est aussi un moment où nous découvrons quelque chose, un sentiment détestable et fantastique à la fois. Il peut être très blessant mais aussi très tendre. L'amour.
Ambre était adolescente et amoureuse.. Enfin elle ne savait pas trop. Comment savoir quand on l'est ou pas? Comment savoir quelle est la bonne personne? ...
Pendant les 3 jours qui suivirent Ambre avait tourné autour de son téléphone en attendant le coup de fil de Maxime mais restait près de la porte en espérant que Jim viendrait. Le troisième jour le téléphone sonna, Maxime proposa un rendez-vous, c'était dans un bar sympa pas trop loin de la et Ambre accepta avec plaisir.

Au rendez-vous Ambre prit une grenadine et Maxime un Perrier fluo mais ils ne buvaient pas trop, ils se parlaient, se regardaient. Maxime voulait plus la connaître alors Ambre parlait puis il échangèrent, chacun leur tour. A la fin, Maxime la raccompagna chez elle, devant la porte ils se regardèrent et il l’embrassa sur le bord des lèvres et parti..

Quand il parti elle put voir apparaître Jim qui avait vu la scène. Ambre n’arrivait pas à sortir un mot, elle était figée. Elle avança un bras vers Jim mais celui-ci parti en disant simplement « Moi qui croyait. »

Trois mots. Trois mots qui le soir revenaient sans cesse dans l’esprit d’Ambre la nuit.

Jim avait l’air blessé mais il avait aussi blessé, ce n’était que parti remise. Pourtant elle avait honte. La nuit porte conseil ? Nous verrons cela.

Le lendemain effectivement elle se réveilla avec une idée en tête. Elle allait espionner Maxime. Oui elle était parano mais elle voulait connaître le vrai Maxime et peut-être que la elle saurait quel garçon elle aimait vraiment. Bien que toute la nuit elle avait pensé à Jim mais elle essayait d’oublier…

Elle l’avait vu aller au lycée, il discutait avec des gars, ses amis sûrement. Puis il alla voir des filles pour leur dire bonjour. Mais à la fin de la journée Ambre n’avait rien trouvé de très suspect chez lui et au fond elle était déçue. Elle espérait pour pouvoir avoir enfin une bonne raison d’aller voir Jim.. C’était râpé.

Elle décida d’appeler Charlotte pour tout lui raconter, peut-être pouvait-elle l’aider… Charlotte lui dit simplement d’écouter son cœur. Mais Ambre ne savait pas trop si elle en avait un.. Mais essayons !

Direction chez.. Jim ! Elle devait savoir.

Elle resta 15min devant sa porte avant de toquer. Elle avait tourné en rond, tordu ses mains dans tous les sens… Essayé de peser le pour et le contre de faire la folie qu’elle allait faire. Quand elle toqua Jim ouvrira doucement la porte et dit :

« Ca fait 15 min que je te vois… »

Les yeux d’Ambre commencèrent à s’embuer. Jim ouvrit les bras et elle se mit dedans. Contre son buste, dans ses grands bras, Ambre pleura. Jim lui chuchotait à l’oreille « Je suis la maintenant, je te le jure, je suis la, je t’aime… je t’aime… »

Chapitre 8

le 09/10/2006 à 12h38

J’étais dans une sorte d’extase inexplicable comme si j’avais pris une quelconque drogue. Il n’en était rien. J’avais juste rencontrer un ange que je ne risquais plus de revoir de si tôt. Quel dommage…


Et pourtant et pourtant… Hasard comme tu fais bien les choses !


Ce fut 2 semaines après le cinéma j’étais allée à mon cours de piano-jazz. Je n’étais pas encore rentrée car j’ai vu que Monsieur Joe était occupé, il parlait à quelqu’un. Quand ce quelqu’un sortit enfin je me figea d’un seul coup. Maxime. C’était lui. Comment est ce possible ? Etais ce un coup du destin ? Le fabuleux destin d’Ambre…


«  Salut !! Comment ça va Ambre ? »


Il se rappelait de moi.. De mon prénom ! Il fallait que je l’épouse celui la !


« Coucou dis-je en rougissant.. Ca va et toi ?


-         Bien j’étais passé voir mon grand-père.


-         Ton grand-père ?!? Tu veux dire que.. Mr Joe.. Et toi.. ?!?


-         Oui dit-il en s’esclaffant c’est bien mon grand-père. Je sais on dirait pas, il est noir je suis blanc.. Ma mère est blanche, mon père est noir voilà toute l’histoire. J’étais passé lui donné de mes nouvelles. Et toi tu fais quoi ?


-         Il me donne des cours de jazz. Je sais déjà jouer du piano mais seulement du classique.


-         Fantastique ! Un vrai coup du destin alors. Ca te dirait que l’on se voit quelque part un jour ?


-         Hum euh… Oui si tu veux.


-         Parfait. Je te passe mon numéro. Tu en as un toi ? »


Je lui passais… C’était un rêve. Je m’étais pincée, rien.. Avais je d’un seul coup de la chance ? J’avais du mal à y croire. 


Mais le bonheur ne reste pas toujours. A votre avis qui je vis sur le chemin du retour ? Mais oui c’est bien Jim. Au début il ne me remarqua pas alors j’essayais de passer inaperçu en vitesse mais…


« Ambre !! Attends ! Bon sang attends je te dis ! »


Je l’attendis. Comme j’étais idiote ! J’avais rencontré un demi-dieu, un ange, un apollon et il fallait que j’attende un imbécile pas finit !


« Tu m’en veux toujours ?


-         De quoi ? De t’être servi de moi ? De t’être foutu de moi devant tes copains ou bien d’essayer encore de te moquer de moi ?!?


-         Ambre.. Oui d’accord je suis un idiot. J’avais accepter le pari de mes idiots de copains c’est vrai. Mais je te jure qu’il a disparu dès que j’ai passé du temps avec toi ! Je voulais t’en parlais avant que tu le saches mais c’était trop tard.


-         Et pourquoi je te croirais une fois de plus ?


-         Parce que je t’aime.


-         C’est trop facile »


Et bam ! Et boum ! Quelle phrase débile j’avais dis ! N’importe quoi. Je repartis en direction de chez moi. Et voilà. Maintenant c’est deux prénoms que j’avais en tête. Deux visages… Tout ça à cause de Jim. Jim qui s’était servi de moi mais ce même beau Jim qui avait rompu avec sa copine, qui m’avait embrassé, qui m’avait dit qu’il était désolé et qu’il m’aimait… Et Maxime. Ce ténébreux Maxime qui était le petit-fils de Mr Joe. Ce même Maxime qui avait dit qu’il me trouvait joli, qu’il aimait mon prénom, qu’il voulait me revoir… Deux prénoms, deux visages. Tout était embrouillé dans ma tête. Tout ça pour des garçons.. N’importe quoi.

Chapitre 7

le 03/10/2006 à 17h56

Un soir où Ambre sortait de son cours de piano-jazz quelqu’un l’ attrapa par le bras. Quand elle se retourna, elle vit Jim..


« Encore toi ! A croire que les baffes ne t’ont pas suffit ! »


A ce moment la, il la tira par le bras et l’embrassa. Un vrai baiser.. Au bout de quelques secondes Ambre se retira de ses bras et partit.


« J’étais sincère ! » hurla Jim au loin.


Quand elle fut rentrée chez elle, elle était toute retournée. Que devait-elle faire ? Il l’avait trahi, il s’était excusé (mais était-il sincère ?) et il l’avait embrassé… Que faire ?!? Elle décida d’appeler Charlotte qui lui avait passé son numéro. Elle lui raconta tout et Charlotte dit qu’il avait rompu avec sa copine ce jour même.. Avait-il rompu pour elle ? Ou bien parce qu’il n’avait personne d’autre il était venu la voir..


Alors Charlotte dit que Jim n’était peut-être pas si idiot que ça si il s’intéressait à Ambre ; qui sourit en entendant cela d’ailleurs. Pour ce changer les idées elles décidèrent de sortir au cinéma à deux. Il leur fallait une comédie. « Le diable s’habille en prada. » bien ce film ! C’est ce qu’elles pensèrent. Après avoir payé leur ticket elles allèrent vers l’homme qui vend du pop corn. Pendant que Charlotte lui parlait, Ambre remarqua qu’un garçon la fixait des yeux. Elle se retourna vers Charlotte, gênée.


C’était plutôt amusant elles avaient bien rigolé. A la fin du film Charlotte dit qu’elle allait au toilette et Ambre répondit qu’elle l’attendrait à la sortie. Elle comptait en même temps jeter son cornet de pop corn mais en s’approchant de la poubelle sans qu’elle sache pourquoi elle trébucha et du se retenir à une personne devant elle.


« Ca va ?


-         Euh… oui oui. »


C’était le garçon de tout à l’heure. Il l’aida à se relever. Ambre était rouge de honte, elle bafouillait, il était beau et très aimable… Un beau brun aux cheveux un peu bouclés avec un regard si profond qu’il peut te paralyser sur place et c’est ce qu’il c’était passé.


« Je m’appelle Maxime. Et toi ?


-         Hum je…


-         Tu ne sais plus ? » dit-il en souriant gentiment.. Et ce sourire !


«  Hum si ! Je m’appelle Ambre.


-         C’est très joli. Et je dis ça franchement ! Tu es allé voir quel film ?


-         « Le diable s’habille en prada »


-         Oui je l’ai vu la semaine dernière. Il est amusant. Je suis allée voir la rediffusion d’un des derniers Tim Burton. »


Et en plus il aimait Tim Burton ! Ambre était à deux doigts de s’évanouir. Et dire qu’elle ne verrait plus ce bel Apollon. Que de tristesse !


«  Je vais y aller. Très content d’avoir fait ta connaissance ! Au revoir jolie Ambre ! »


Il était content de l’avoir vu ! Il lui avait dit qu’elle était jolie !! Mais d’où venait ce demi-dieu qui apparaissait de nulle part ?!? Cette fois-ci elle rougit de plaisir.


« C’est bon on peut y aller ! » s’exclama Charlotte qui était arrivé.


« Ambre ? Hé ho !! T’es la ? Toi alors !.. » et elle se marra comme une baleine.


Elles sortirent du cinéma et dans la nuit Ambre était dans ses doux beaux rêves où se trouvaient ce bellâtre..


Chapitre 6

le 02/10/2006 à 17h42

Le lendemain quand je suis arrivée au bahut certains lycéens me regardaient bizarrement. Je ne comprenais pas pourquoi jusqu’à ce que je vois Jim… Il était devant ses copains et eux lui disaient « Bravo Jim t’as réussi ton pari !! ». Je le regardais alors.. Il détourna les yeux.. Et ses amis dirent  « Le pari était qu’il arrive à gagner ta confiance et qu’il te lâche après. Et il l’a bien fait ! C’est trop facile d’avoir ta confiance à toi ! Tu te jette sur le premier ami qui veut bien de toi ! ». J’avais serré très fort les dents quand j’entendis ça.. Je partis.. Mais quelqu’un me retenu par le bras. C’était Préssie. Elle me ramena près des garçons et mis une baffe énorme à Jim. Ensuite elle m’emmena dans un autre endroit… J’étais étonné.. Préssie ! La fille que j’avais vu au marché avec Jim. Préssie ! La fille qui m’avait souri ! Elle me fit m’asseoir sur un banc :


«  Je suis vraiment désolé pour toi ça, je n’étais pas au courant je l’ai appris ce matin.


-         Je.. Tu n’étais pas sa copine ? Et le sms que tu lui as envoyé.. Pourquoi as tu fais ça ? Je veux dire, la baffe..


-         Je connais Jim depuis la maternelle et le sms dont tu parles.. Ce n’était pas moi.


-         Mais tu ne t’appelles pas Préssie ?


-         Non !! Préssie c’est la petite copine de Jim mais pas moi. Pourquoi as tu pensé cela ?


-         Bah.. je vous avez vu au marché et je t’avais vu rire..


-         C’est lui qui voulait que je vienne il voulait prendre un cadeau pour sa copine et il m’avait dit une blague idiote quand tu m’as vu rire. Je suis venu car je lui devais ça il m’avait aidé pour un DS, c’était pour être quitte. Jim c’est un imbécile de première. Et je trouvais que ce qu’il t’avait fait c’était méchant…


-         Merci. Mais ils avaient raison.. je dois peut-être donné ma confiance trop facilement.


-         Non pas du tout !! Mais il est juste bon comédien, n’importe qui se serait fait prendre dedans.


-         Mouais.. Au fait comment tu t’appelles ?


-         Charlotte.


-         Très joli !!


-         Merci^^ »


Je m’étais vraiment trompé du début à la fin… Comme j’avais été idiote !! Mais Charlotte avait été la et je savais qu’elle était sincère. En fin d’après-midi quand je rentrais chez moi j’ai entendu Jim qui m’appela. Il me dit qu’il était désolé pour ce qu’il avait fait.. Que c’était bien un pari au début mais qu’il s’était réellement attaché à moi. Je lui ai criais dessus. «  Comment veux tu que je te crois maintenant ?!? Je ne peux plus te faire confiance ! » Et paf ! Sa deuxième baffe de la journée ! Et je partis.. Il avait l’air vraiment désolé mais il ne fallait pas que je me fasse avoir une deuxième fois.


Arrivée chez moi j’ai vu que j’avais du courrier. Une lettre de ma cousine. La seule famille qui me reste en fait.. La seule qui m’aimait et que j’aimais. Lou. Elle me disait qu’elle allait assez bien et qu’elle avait rencontré un garçon « génial » et qu’elle trainait toujours avec Théo un garçon très pessimiste mais gentil. Lou, oui,  je l’aimais beaucoup. Sa lettre me remonta le moral. Elle me dit qu’elle haïssait toujours autant la pluie et qu’elle ne comprenait pas comment je pouvais aimer ça. Ca me fit rire. Sacré Lou… Elle me dit qu’on se verrait peut-être pour Pâques et je restais optimiste pour ça..


Voilà une personne qui avait ma confiance et qui ne la perdrait jamais…

Chapitre 5

le 01/10/2006 à 13h39

C’était en temps normal un petit coin vert de nature tranquille. Ambre c’était assise sur un banc et elle regardait les vieilles personnes donner du pain aux canards.. Dans ce lac il y avait aussi un cygne et Ambre remarqua qu’il ne faisait que terroriser le plus petit des canards, le canard à la traîne… Le pauvre pensa t-elle.. Pourquoi ne lui laisse t-on pas sa chance ?


Elle vit passer devant elle des lycéens qui quand ils la vient se chuchotèrent des mots à l’oreille en ricanant.. Elle ne comprenait pas.. On avait du lui faire un mauvais coup mais elle ne voulait pas et ne devait pas y penser au risque de craquer.. Elle avait froid et ses mitaines noires se détérioraient de plus en plus.. Fallait qu’elle en trouve d’autres..


Le vent devint d’un seul coup si glacial qu’elle décida de partir et à ce moment la elle vit deux petits garçons qui jouaient. L’un des deux poussa violemment l’autre alors elle l’aida à se relever mais il lui dit « Pousse toi c’est un jeu t’as rien à faire la ! ». Décidément tout ce qu’elle faisait ne servait à rien.. Même les plus petits ne la respectait pas.


Sur le chemin elle vit Préssie.. Celle-ci quand elle vit qu’on la regardait lui sourit. Elle ne devait pas la connaître sans doute en tout cas elle avait un joli sourire.. Ambre comprenait mieux pourquoi il était avec elle malgré ce prénom…


Elle devait avouer l’evidence. Sa journée était totalement râtée.. Elle était une râtée, déprimée et seule en plus de ça. Plus rien n’allait…


Elle passa devant une devanture d’où elle entendit des sons, des notes.. C’était beau, elle ne connaissait pas trop et rentra à l’intérieur.. Il y avait un homme noir à un piano qui jouait. Il leva la tête et se releva pour saluer Ambre. Il s’excusa et dit qu’il voulait raccorder le piano avant de le vendre. C’était un magasin qui vendait des instruments.. Ambre lui dit que c’était très joli et demanda quel morceau il jouait. Il lui raconta que c’était un morceau très simple et basique pour débutant « Swanee river » de Stephen Foster et rajouta que c’était du jazz. Elle répondit qu’elle jouait du piano mais que du classique depuis qu’elle avait 7 ans. Et à par écouter du rock elle ne s’y connaissait pas trop en musique.


Ce monsieur très gentil rigola. Il avait un rire chaleureux et était touché par la personnalité de la jeune fille..


«  Je suis Mr Joe. Si ça te plais tant que ça je peux t’apprendre ces morceaux. Je pourrais fermer le magasin le mercredi de 17 à 18h mais il faudra que tu demandes à tes parents..


-         Je n’ai que mon père et il ne vit pas avec moi.. Il voyage dans le monde.


-         Tu n’as pas d’autres familles ?


-         Non.


-         Comment fais tu pour vivre ?


-         Je vis avec l’argent que mon père m’envoie, je suis seule.


-         Je vois… Voilà ce que je te propose. Je t’apprends le jazz le mercredi soir et en échange au lieu de me payer tu m’aideras à tenir le magasin le mercredi et samedi de 13h à 16h et 2 jours sur 7 pendant les petites vacances. Ca te convient ?


-         Oui ! Merci beaucoup monsieur j’apprécie !


-         De rien ma petite dit-il en souriant, allez va tu as bien autre chose à faire que de rester dans un vieux magasin.


-         D’accord. Alors à la semaine prochaine et merci encore ! »


Sur ce elle sortit du magasin. Mr. Joe l’avait trouvé d’une grande gentillesse. Pauvre petit avait-il pensé..


Ambre elle, était contente.. Finalement la journée lui avait apporté quelque chose de positif.. Ca la fit sourire et elle en avait oublié le froid. Ce soir elle irait au cinéma voir un des derniers Tim Burton. Rien de mieux pour lui remonter le moral à bloc après une journée pareille…

Chapitre 4

le 30/09/2006 à 18h27

Sur le coup j’ai couru car je ne savais pas quoi faire d’autre. Ce garçon j’avais l’impression de le connaître depuis si longtemps. C’était le seul qui avait remarqué que j’existais, qui était gentil et amusant. Non je n’étais pas amoureuse vous ni pensez quand même pas. C’est juste que je l’appréciais beaucoup et que.. Je ne m’y connais pas en matière d’amour j’ai pas du en recevoir assez. C’est pour ça qu’il est avec cette fille ?  Je ne sais pas… Depuis que je l’avais vu au marché je l’évitais le plus possible au lycée et à l’extérieur. Je partais à la bibliothèque où j’y restais des heures et je partais quand je voyais un couple devant moi.. Les voir s’embrasser ou se réconforter c’est trop dur quand tu sais que toi tu es toute seule.. Mais ce n’est pas fait pour moi c’est sur..


Ce jour la j’avais décidé de me mettre au travail pour mes habits. J’avais cousu, recousu, découper, arracher.. Je faisais tout cela en écoutant la radio et quand j’eus fini, j’étais très contente du résultat. J’avais fais de ces chiffons des habits qui me correspondaient tout à fait, ils étaient uniques.. A ce moment précis la radio passa une des chansons de Snow patrol.. Je ne sais pas ce qui me pris mais je jeta une de mes chaussures sur cette radio pour l’arrêter..


Il fallait vraiment que je me change les idées pour de bon mais je ne savais pas comment.. J’aurais voulu rencontrer quelqu’un de bien. Avoir au moins une amie, une confidente à qui parler. Je n’avais personne..


J’avais reçu une carte de mon père. Il était en Chine il allait bien, il disait que je lui manquais et qu’il m’embrassait. J’avais voulu déchirer la carte.. Tu parles ! Je ne manque à personne. Même pas mon père. J’avais décidé de passer le reste de l’après-midi devant un de ces téléfilms débiles..


Histoire classique : une fille aime un gars, un gars aime une fille et le but de l’histoire c’est de voir comment ils vont réussir à être ensemble à la fin.


Passionnant n’est ce pas ? J’ai appuyé sur le bouton de la télécommande pour éteindre cette imbécillité qui n’arrangea pas mon moral et l’on sonna à la porte. Avais je commandé des pizzas ? Non…


C’était Jim. Il me sourit et je restais de marbre.


« Je peux entrer ?


-         Pourquoi tu t’ennuis à ce point que tu viens me voir ?


-         Je venais pour te parler, pour savoir pourquoi tu m ‘évites ces derniers temps mais je vois que tu n’en as décidément rien à faire..


-         Bien sur rejette la faute sur moi maintenant ! Ca c’est la meilleur ! Qu’est ce que t’as ? T’as cassé avec ta Préssie alors tu viens me voir ?


-         C’est donc ça…


-        


-         Ecoute je.. »


Je lui avais claqué la porte au nez. C’était un idiot.. comment j’avais pu l’apprécier.. Il continua à toquer à la porte en criant mon nom. Il disait qu’il ne voyait pas où était le problème puisqu’à ce qu’il sache on ne sortait pas ensemble et il était désolé de ne m’avoir rien dit. Il continua comme ça jusqu’à ce qu’un de mes voisins s’énerve ce qui le fit enfin partir..


Je pus enfin sortir je décida d’aller me promener près d’un petit lac voir les canards.. Ca ferait de la marche et peut-être que ça me changerait les idées…

Chapitre 3

le 29/09/2006 à 12h42

Ambre et Jim s’était bien avancé dans la peinture. En 4 jours ils avaient fini le salon et la cuisine et en 2 jours Ambre avait fini sa chambre. Il ne manquait plus qu’à acheter les décorations et son nouveau lit. Elle s’entendait bien avec Jim, il était gentil, prévenant et avait un très bon sourire. Ils pouvaient parler. De musique, de livres, de films, de tout. Elle lui avait raconté sa situation familiale puisqu’il avait posé des questions. Il avait hoché la tête et ils n’en parlaient plus mais ils se voyaient tous les jours. Pour parler en autre. Elle avait l’impression de le connaître depuis toujours et promis de changer son avis sur les gens en pensant que ce n’était pas la première vision qu’on a de la personne qui est juste.


Ce jour la ils attendaient les poufs et le nouveau lit qu’Ambre avait commandé. Elle avait aussi commandé un joli lustre pour le salon et une pendule ronde rouge et blanche avec le visage de Marilyn Monroe dessus pour la cuisine. Jim et elle se parlaient tout le temps et on peut dire qu’ils s’étaient bien trouvés.


Pendant que Jim était parti aux toilettes son portable sonna. En temps normal Ambre n’aurait rien fait mais cette fois-ci sans qu’elle sache pourquoi, elle était atteinte d’une étrange curiosité et ne pu s’empêcher de regarder le sms qu’il avait reçu…


Après avoir lu ce sms de cette « préssie » elle referma le portable en vitesse…


Le reste de l’après-midi Jim et Ambre ne se parlèrent pas beaucoup, ou Ambre ne parlait presque pas.. Même quand les meubles furent arrivés. Jim ne comprenait pas et il décida de partir une fois tout installé.


Quand Ambre referma la porte elle se mit dans un de ces nouveaux poufs fluos et pleura.


Elle avait par le plus grand des hasards rencontrait un jeune homme qui lui avait de suite plus. Ils s’étaient bien entendu et elle était heureuse d’avoir enfin quelqu’un à qui parler. Cette rencontre l’a rendait heureuse. Mais la, cet après-midi en regardant le sms elle était devenu blanche.


“ cc  jim c préssie ! c t pour savoir a kel eure on se voyé. Tu me mank tro jtador mon amour. Je taime for for for”

 



Elle ne savait même pas écrire et elle aimait Jim. Son Jim à elle qu’elle avait renconté, son Jim qui l’avait fait sortir petit à petit de sa bulle.


Peut-être qu’elle avait encore trop rêvé.. C’était normal qu’il avait d’autres amis à part elle… C’était normal qu’il connaissait cette Préssie…


Non elle voulait oublier. C’était pas juste et cruel de lui montrer ce qu’étais le bonheur et de lui reprendre d’un seul coup. Elle était triste c’était normal mais elle ne voulait pas l’être ou plus l’être pour ça. Le lendemain elle fit le plan B de son plan et alla au marché aux puces pour se changer les idées. Au final elle avait trouvé une jupe des années 60, deux pantalons des années 50 et quelques vieux t-shirts dont elle comptait s’occuper.


Elle était au stand de bijoux où elle s’était pris un grand collier et deux trois bracelets en cuir quand elle vit à trois stands plus loin Jim.. Jim et une fille. Jim et surement Préssie… « Préssie » si c’était elle passa sa main dans ses cheveux, mis la tête en arrière et gloussa pour une blague que Jim avait du lui dire dans l’oreille. Ambre partit en courant. Elle ne savait pas  si ils l’avaient vu, elle s’en foutait. Elle se mit à courir et des larmes commencèrent à perler aux bouts de ses yeux. Ca ne faisait qu’un mois qu’elle le connaissait, pourquoi elle se mettait dans un état pareil.. C’était stupide elle le savait ; mais elle courait… Elle voulait rentrer chez elle au plus vite, de toute façon elle avait ses habits.. Elle y retournerait une prochaine fois mais la elle pouvait pas…

Chapitre 2/Vue d'ambre

le 28/09/2006 à 12h52

J’avais encore mal à la tête… J’avais pris 2 nurofen avant de manger ma pizza. Chèvre miel j’adore ce mélange de sucré et de salé. Les nurofen je dois vider une boîte toute les semaines. J’abuse trop de ça peut-être.. Pendant que je mangeais je tournais autour de moi pour voir les changements que j’aimerais bien faire dans ma chambre. Et changer aussi un peu le look de l’apart. Si j’avais des bonnes idées ça pouvait être joli. Et j’avais des idées. Ma chambre je la voyais blanche avec les bordures noires et des poufs colorés. Un lit en métal, sobre. La cuisine je la voyais bien en rouge et blanche dans un style des années 80. Et le salon.. bleu et violet je trouvais ça assez sympa avec le piano vers le milieu de la pièce. Je ne toucherais ni à la chambre de mon père toujours fermée ni à la salle de bain. Oui j’avais des idées et je comptais bien les utiliser. J’étais douée en déco alors j’allais m’en sortir.


Une fois la pizza finie et après avoir lavé mes mains je remis mon foulard et mes vieilles converses bleues, délavées depuis le temps. Je comptais m’y prendre dès maintenant, j’avais que ça à faire de tout façon.


Arrivée dans la grande surface je vis d’abord le rayon habits mais je n’y allais pas car ce n’était pas ma priorité. Je me dirigeais au rayon peinture et je pris plusieurs pots de peintures blanche, noire, violette, rouge et bleue. Des pinceaux et je prendrais les nouvelles lampes plus tard. Je crois que je commanderais le reste sur un catalogue. Passant devant le rayon musique je me pris le nouveau CD de Katie Melua et je partis en direction de la caisse…


En y allant j’aperçue des lycéens de mon bahut.. Deux filles et un garçon. Un garçon mignon mais il devait surement être comme tous les autres, des sujets de conversations basiques et pas grand chose à dire.. Pourtant je fus étonnée quand il me salua de la main. Je m’étais d’abord retournée mais c’était bien à moi qu’il s’était adressé. Je n’étais pas fantomatique.. Il m’avait remarqué. Lui… Il se sépara des filles et s’avança vers moi et dit « Salut Ambre ça va ? ». J’étais stupéfiée.. Il connaissait mon prénom et moi je ne connaissais même pas le sien. Etais je trop dans ma bulle ? Il comprit en voyant ma tête que je ne savais pas quoi dire alors il me rappela qu’il était dans ma classe et qu’il s ‘appelait Jimmy dit Jim. Je pointa du doigts les filles et il répondit qu’il n’était pas avec elles mais qui les avaient croisé.


J’hochais la tête quand il me prit mon CD en s’exclamant qu’il aimé aussi beaucoup sa musique. Ca me fit sourire. Il posa son regard sur tout ce qu’il y avait dans mon cadis et il me demanda comment je comptais payer puis porter tout ça. Je répondis que mon père me versé sur mon compte son argent que je pouvais utiliser pour les habits la nourriture et tout le tralala et que je dépensais que les 1/3 de ce qu’il me passait. Et je dis que je comptais porter ça moi même en rentrant chez moi.


Et c’est la qu’il me proposa de me raccompagner ce qui bien que je fus une fois de plus étonné j’acceptais vite fais.


Arrivée chez moi il me demanda enfin pourquoi j’avais pris cette peinture et je lui raconta mon petit projet. Il trouvait ça génial et demanda si j’aimerais bien son aide. Alors avec une moue je lui dis que pour ma chambre c’était non car personnel mais que pour le salon et la cuisine j’acceptais. Il fut content et sortit un CD de son sac pour le mettre à ma radio :


« Run de Snow patrol


-         Yeeaah tu t’y connais bien t’as bon goût^^


-         J’aime beaucoup ce groupe.


-         Tu as l’album ?


-         Non.


-         Pourquoi ? Oo


-         Parce que je le demande à mon père pour mon anniversaire mais il y pense jamais et me passe juste des billets. Je ne veux pas me l’acheter moi même. Ca peut paraître bizzare mais c’est comme ça.


-         Je comprends.. »


A ce moment la il sortit le CD de la radio, le rangea dans la boîte et le mis sur mon porte CD.


« Considère dès maintenant que tu as le CD de Snow Patrol . »


Je ne savais pas quoi dire alors je lui souris et il me rendit ce sourire , ce beau sourire…

Un début

le 27/09/2006 à 18h16

1, 2, 3, 4... 4 jours déjà qu'Ambre était en automne. Elle aimait cette saison, peut-être trop. C'était pour ces couleurs chaudes, ce ciel gris et cette pluie fine qui s'accordait tellement avec elle. Oui elle aimait l'automne et elle l'aimait de plus en plus chaque jours. Pendant que les gens râlaient sur le temps, pour la pluie ou pour ce ciel, Ambre regardait; regardait le monde, ses failles et ses quelques trésors. Il y en avait peu mais elle aimait en trouver. Elle étudiait aussi bien les gens. Elle les voyait speeder, crier, rouspeter au téléphone, cracher... Peut-être qu'elle n'avait pas assez d'humanité ou pas assez car elle ne les supportait pas. Non trop de défauts. Bien sur elle en avait aussi mais ce qu'elle trouvait désolant c'était les voir râler les gens sur ce que la nature acceptait de leur donner, c'était les voir hypocrites et enfoncer doulouresement des poignards dans le dos des autres... C'était cela parmis d'autres défauts plus horribles les uns que les autres. Non elle n'avait pas beaucoup d'humanité c'est sur... Elle tolérait plus les animaux ou la nature que ces humains.  Petits humains.. Des fourmis faignantes disait-elle tout le temps, sauf que les fourmis étaient utiles elles.


Ce jour la le ciel était tellement gris que l'on attendait la pluie. Les gens se dépêchaient pour se réfugier dans leur maison avant l'averse et elle qui sortait de son lycée commença le chemin du retour pour rentrer dans son petit appartement. Elle ne se précipita pas, il n'y avait aucune raison pour faire cela. Personne ne l'attendait et personne ne l'attendrait jamais. Sa mère avait disparu un beau jour de ses 7 ans et son père voyageait sans cesse dans le monde. Elle vivait seule et se débrouillait bien. Arrivée à bon port elle posa son sac, enleva ses converses et son foulard et commanda une pizza. Elle avait la flemme de préparer quelque chose aujourd'hui, trop fatiguée, trop déprimée.. Ce n'était qu'un fantôme dans son bahut, elle n'existait même pas à vrai dire. En attendant les pizzas elle s'assit sur le canapé et continua son bouquin. Pour une fois elle avait changé les livres philosophiques et les romans par un roman de fille. Elle ne savait pas trop ce que ça aller donner.


Au fil des pages aussi étonnant que cela puisse paraître elle avaler les mots ne laissant rien sur son passage. C'était réussi. L'héroine du livre lui donna d'ailleurs une bonne idée. Elle avait voulu changer sa vie en changeant sa chambre et sa garde-robe et ça l'avair réussi. Alors Ambre se dit "pourquoi pas?". C'était une bonne idée. Elle commencerait ça après la pizza qui venait d'ailleurs d'arriver.

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